Le monde de l’océan est plein de mystères, et les pieuvres sont l’un de ses habitants les plus mystérieux. Leur apparence ressemble à des créatures fantastiques, et leurs capacités étonnent même les scientifiques expérimentés. Mais la plus grande question que les gens se posent, c’est lorsqu’ils entendent : « Une pieuvre a trois cœurs. » Cela semble incroyable, mais est-ce vrai ?
Vérité ou mythe ?
Oui, les pieuvres ont bien trois cœurs. Un grand cœur principal pompe le sang dans tout le corps, et deux plus petits – les « cœurs branchiaux » – pompent le sang dans les branchies, où il est saturé d’oxygène. Il est intéressant de noter que lors des déplacements, le cœur principal s’arrête, et seuls les deux « auxiliaires » fonctionnent alors. C’est pourquoi les pieuvres se fatiguent rapidement et ne peuvent pas nager longtemps, préférant glisser lentement sur le fond.
Comment s’est déroulée la recherche ?
Les informations sur les trois cœurs de la pieuvre ont été connues au XIXe siècle, lorsque la faune marine a commencé à être activement étudiée par les naturalistes européens. Les scientifiques étudiaient l’anatomie des mollusques en laboratoire, disséquaient les individus et décrivaient leur structure. Une attention particulière a été portée au système cardiovasculaire, qui différait sensiblement de celui connu chez les poissons ou d’autres créatures marines.
Plus tard, au XXe siècle, grâce au développement de la biologie marine, le cœur des poulpes a commencé à être étudié non seulement lors d’études anatomiques, mais aussi sur des individus vivants. Des méthodes d’observation de la circulation sanguine ont été utilisées, et le travail des muscles cardiaques a été enregistré à l’aide d’électrodes et de capteurs. Cela a permis de prouver que pendant les mouvements, le cœur systémique s’arrête réellement, tandis que le cœur branchial continue à pomper le sang.
Un autre détail important est que les pieuvres ont un sang de couleur bleue. Cela est dû au fait qu’au lieu de l’hémoglobine, elles ont de l’hémocyanine, un composé à base de cuivre. C’est grâce à ses trois cœurs que l’hémocyanine transporte efficacement l’oxygène, même dans l’eau de mer froide et peu oxygénée. Les recherches menées au 21e siècle ont confirmé que ce système – permet aux pieuvres de vivre à de grandes profondeurs et de résister à une forte sollicitation de leur cerveau et de leurs sens.
Pourquoi trois cœurs ?
La fonction principale est de fournir de l’oxygène au corps dans les conditions difficiles de l’océan. Deux cœurs branchiaux pompent constamment le sang à travers les branchies, tandis que le cœur principal pompe le sang déjà riche en oxygène vers tous les organes. Ce mécanisme est nécessaire à leur cerveau et à leur système nerveux : les pieuvres sont connues pour leur intelligence, leur capacité à résoudre des problèmes, à se souvenir d’itinéraires et même à utiliser des outils.
Conclusion
Les trois cœurs de la pieuvre sont un fait scientifiquement prouvé. Ils ont été étudiés dès le 19e siècle, et la biologie moderne n’a fait qu’approfondir les connaissances sur le système circulatoire unique de ces mollusques. Il permet aux pieuvres de survivre là où d’autres animaux ne le feraient pas, et en fait l’une des créatures les plus intéressantes de la planète. Leur anatomie montre à quel point tout est judicieusement organisé dans le monde naturel.